Contenu

Origine du Village

publié le 9 juin 2012 (modifié le 25 mars 2016)

L’HISTOIRE D’AMAGNE

- L’origine du village d’Amagne (AQUAE MAGNAE VILLA)signifiant domaine des grandes eaux serait en fait l’extension d’une villa romaine ou domaine situé au lieu-dit "La Caure" versant sud du promontoire de Faux, et qui dépendrait de cette agglomération.

En effet, contrairement aux idées reçues selon lesquelles le nom de Faux, du mot latin Fagus c’est à dire "hêtre", l’origine de ce nom vient de Fanum Lucus. Fanum voulant dire prédiction, oracle et Lucus qui a donné Lucquy signifie "Bois Sacré" où les prêtresses Gauloises perchées sur un trépied rendaient les oracles. Nos ancêtres aimaient venir consulter les Pythonisses pour connaître leur avenir ; leur hantise était que le ciel ne leur tombât sur la tête.

- Petit à petit, les consultants s’installèrent autour de ce lieu sacré pour former des communautés et s’adonner à l’élevage et l’agriculture.

- Du village de Faux, à l’angle de l’ancien château est encore visible "Le Chemin d’Amagne", ancienne voie de communication entre les deux villages coupée par la ligne du chemin de fer.

- Les remembrements ont quelques peu déplacé une partie de cette route que l’on peut encore deviner par endroits et où après les labours, on peut retrouver des restes de poterie, tuilots, pierres taillées et sculptées…. mais pas de trésors. Il ne faut pas rêver ! !

Roger HUART

Quelques dates importantes

DU 13ème SIECLE A AUJOURD’HUI

- 1213 Milon, un des seigneurs primitifs d’AMAGNE fonde la chapelle de Monclin.

- 1218 Le Comte de RETHEL permet de racheter le droit de gîte auquel les habitants étaient tenus lorsqu’il venait à AMAGNE avec sa suite.

- 1220 Guillaume, Archevêque de REIMS, approuve la dotation de Milon.

- 1234 Accord entre l’Abbaye Saint Denis de REIMS et la communauté d’AMAGNE par lequel l’Abbaye est déchargée de la couverture de l’église.

- 1262 Le comte de RETHEL se dit homme lige du Comte de Champagne des prés et cens qu’il a en la prairie d’AMAGNE.

- 1322 "Vez ci le fief que Phelippes de Bamme tiens à AMAGNE de Noble Dame et poissant madame de RETHEST et de NEVERS : premier - tout le ban et toute justice d’AMAGNE…".

- 1325 Autre aveu et dénombrement de Phelippes de Bamme pour des biens situés à AMAGNE. Aveu de Jean de Saucelle… Item environ siis arpens de boys Item environ XXII arpens que prés, que terres séant entre CREVECOEUR et AMAGNE…

- 1346 Pouillé : l’égile Saint-Martin d’AMAGNE dépend de la cure d’ALLAND’HUY.

- 1440 "AMAGNE est tenue du chastel de RETHEL, sans moyen et toute justice haute et moyenne. A cause d’iceluy fief sont tenus plusieurs fiefs en la ville : tous ceux qui étaient tenus de feu monseigneur de Bamme et monseigneur Gehan de GIVRY ou de leurs ayant-cause…"

- 1466 Jean de SUZANNE, écuyer rend foi et hommage à Antoine de Chabannes, baron du THOUR pour les fiefs qu’il tient à AMAGNE relevant de la baronnie.

- 1476 Mathieu Elbeau laboureur à AMAGNE et Gérardin Cholet demeurant à AMBLY vendent à l’Abbaye Saint Denis de REIMS la 1/2 de 8 fauchées et demies tant de prés comme de "saulsois et bocages"…

- 1483 Par devant Regnault Mercier, maire en présence de Berthe Drolin et Jean Havet, échevins, Jean Demissy dit Hennequin vend aux religieux de Saint Denis les 3 parts d’une grange et ses appartenances en la ville d’AMAGNE royée la ruelle de JONVAL.

- 1551 On signale Pierre de Werchin, seigneur en partie d’AMAGNE.

- XVIè Travaux à l’église : reconstruction, finition…

- 1553 Pierre et Claude de Noirefontaine, écuyers, font aveu et dénombrementà Jean de Suzanne pour des fiefs relevant de la seigneurie d’AMAGNE.

- 1564 Françoise de Suzanne, Dame d’AMAGNE vend le fief à son frère, seigneur de THUGNY.

- 1569 Maximilien, comte de BOSSUT vend à Sébastien de Montguyon, écuyer, les 2/3 de la seigneurie.

- 1573 Sébastien de Montguyon revend à Jean-Jacques de Suzanne les 2/3 de la seigneurie.

- Début du XVIIè l’église possède 2 cloches.

- 1631 Bénédiction d’une petite cloche pour Saint-Martin d’AMAGNE. "parin Monseigneur le Prince Henri de Lorraine, comte de Chaligny, marcquy de Moyt et Prince du Saint Empire, seigneur dudit AMAGNE et second parin et maraine Nicolas Triclin et Jeanne Dufaux sa femme en l’absence de mondit seigneur"…

- 1636 Statistique de l’éléction de RETHEL ; AMAGNE : 93 ménages pleins et 35 demis, 14 laboureurs, 73 chevaux. Paie 580 livres de taille.

- 1657 Rapport de Tervel : AMAGNE à M. de Mouy. Autrefois 90 habitants et 22 charrues. Terroirs : 594 arpents ( 196 aux habitants ). Prés : 466 arpents ( 98 aux habitants ). Actuellement : 26 charrues, 105 pleins ménages, 32 demis, 36 réfugiés. Taille : 3554 livres.

- 1688 AMAGNE devient paroisse indépendante. Les dîmes se partagent en portions égales entre l’Abbé de Saint Denis et l’Abbé de Saint Remy.

- 1711 Visite diocésaine : revenu de la fabrique 400 à 600 ( dont 212 l pour le curé et 44 l pour le clerc ).

- 1714 Refonte de la petite cloche suivi de son baptème sous le nom de Marguerite par Nicolas Pluche, curé. Parrain : Messire Antoine de Crozat, baron de la Fauche et de Pereuse, seigneur du marquisat de Moy, de la chatellerie de Vendeuil, de Saint-Fergeau et Pays de Puisage, de la Palisse Saint-Gévand, Cabon, Uvaincourt, Thugny, Trugny, Seuil, Amagne et autres lieux… et la marraine Dame Margerite Legendre son épouse. Lesquels représentés par Eustache Tiercelet de Son et Jeanne de Cury son épouse.

- 1721 Acquisition officielle des 2/3 de la seigneurie d’AMAGNE avec celle de THUGNY, TRUGNY, SEUIL, le moulin de BIERMES par Antoine Crozat, du Prince de ligne, marquis de Moy ( 220000 livres ).

- 1735 Dénombrement de Sougrain : AMAGNE environ 550 habitants.

- 1746 La seigneurie d’AMAGNE relève d’une part de la baronnie du THOUR ( 1/3 ) et d’autre part de Messire Antoine-Louis Crozat, Chevalier, baron de Thiers, comte de Beaumanoir, seigneur de Montcornet, Thugny, Trugny, Seuil, Perthes, Saint-Gobert, Amagne ( 2/3 ) et autres biens

- 1766 Le syndic J.B Baudon passe un traité avec le fondeur Nicolas Joseph Chevresson pour la refonte de la petite cloche. Elle est bénite part Ch. Raymond Guiot, curé. Nommée Antoinette-Marie. Parrain : haut et puissant seigneur Antoine Louis Crozat, baron, seigneur, brigadier des armées de sa Majesté, Commandant dans la province de Champagne. Marraine : haute et puissante dame Madame Louise Augustine Salbigoton-Crozat de Thiers, Mareschalle, duchesse de Broglie. Représentés par maître Jean-François Bournel, avocat en parlement et baillage de Mazarin, juge des terres et seigneurie de Pargny-Resson-Doux, et par dameMarianne Bournel son épouse.

- 1767 Les preneurs à bail des dîmes déclarent qu’il en appartient. En froment, chanvre, agneaux, volailles 1/3 à l’Abbé de Saint-Remy et 2/3 à l’Abbé de Sint-Denis. Sur les terres 1/2 au curé, 1/6 à Saint-Remy, 1/3 à Saint-Denis.

- 1774 Questionnaire diocesain : Les cloches sont en assez bon état mais assez mal assemblées. Le clocher éxige des réparations, la muraille du beffroin est entr’ouverte, les principales pièces sont pourries et la voûte qui est en dessous est enfoncée.

- 1789 Révolution : jusqu’à cette époque la seigneurie a donc appartenu aux seigneurs de Thugny, Suzanne, Moy, Lorraine-Chaligny, Ligne, Crozat, Béthune-Pologne.

- 1791 Amagne fait parti du district de RETHEL et du canton de SEUIL.

- 1792 La petite cloche est enlevée.

- 1820 La population s’élève à 732 habitants avec l’écart du moulin à vent ( alt 95m ). Non lion de la station de chemin de fer, au dessus du cimetière.

- 1834 Remplacement de la cloche restante par d’autres cloches. Grosse cloche : maire J.Baptiste Desmaret, bénite par Claude Antoine Ludinart, doyen de RETHEL assisté de Jacques Grapas curé d’AMAGNE. Parrain JB Desmaret, marraine Marie Nicole Lalle son épouse qui m’ont donnés les noms de Jeanne-Marie-Caroline. Petite cloche : parrain Jean François Beury, président du conseil de fabrique, marraine Elisabeth Achard son épouse qui m’ont donnés les noms de Marie-Françoise. Installation d’un petit campanile sur le bras nord du trabsept avec 3 timbres pour la sonnerie d’une horloge communale.

- 1850 La population atteint 803 habitants.

- 1866 Refusion de la grosse cloche de 1,25m de diamètre. " j’ai eu pour parrain M. Desmaret, chevalier de la légion d’honneur, maire d’AMAGNE et pour marraine Dame Marie-Nicole Lalle, son épouse. Je m’appelle Jeanne-Nicole-Caroline, j’ai été bénite par M. Pierrret archiprètre de RETHEL, assisté de M. Martelet, curé d’AMAGNE.

- 1875 La population égale 660 habitants.

- 1885 Décès de M. Jean Baptiste, Chevalier de la légion d’honneur ancien maire, à l’age de 91 ans.

- 1893 La sonnerie de l’église est déplacée dans le campanile de la nouvelle mairie où prend place également une cloche pour sonner les heures.

- 1902 M. Desmont-Bausseron, Officier des palmes académiques est maire d’AMAGNE et conseiller d’arrondissement.

- 1906 La population remonte à 743 habitants depuis l’installation de la gare. La plupart des ateliers du chemin de fer et plusieurs maisons d’AMAGNE-LUCQUY se trouvent sur le territoire d’AMAGNE.

- Les guerres mondiales. Comme partout elles ont laissé des souvenirs douloureux.

- 1982 Il n’y a plus que 572 habitants.

- 1990 612 habitants. Dans le guide des Ardennes de M de la Torre on donne les indications suivantes sur l’église : église 14è/16è siècle ( Monument historique ), choeur 5 pans, nef voûtée, portail occidental flamboyant. Chapelle Renaissance, 2 autels 18è classés. Maître autel avec retable 18è classé.

- 1999 Le dernier recensement donne 705 habitants.

Publié le lundi 3 mars 2008
Mis à jour le mardi 11 mars 2008
par Ph.Le

 
Claude Metzger a écrit un livre sur l’église Témoin de l’histoire

www.lunion.presse.fr › Culture et Loisirs

14 déc. 2009 – Classée monument historique en 1910, l’église Saint-Martin d’Amagne est le seul édifice ancien de la commune. Elle a désormais son livre. Suite

Monument aux morts

 

jpg - 67.6 ko

 

Monument aux morts

 

Plaques nominatives

 

jpg - 60.6 ko

 

Plaque nominative 1914 - 1918

 

Informations complémentaires

 

jpg - 65.5 ko

 

Plaque nominative 1914 - 1918 / 1939 - 1945

 

Informations complémentaires

 

Quatre cheminots exécutés au dépôt SNCF d’Amagne-Lucquy

Arrêtés dans la journée, au lendemain d’un sabotage, quatre cheminots du dépot d’Amagne sont emmenés dans la soirée du 24 juin 1944 à Charleville où ils seront jugés sous 24 heures.

Messieurs Arnould, Boillot, Maisonneuve et Stadler seront exécutés le 26 Juin 1944 à midi.

Il est très important de rappeler le rôle crucial du sabotage des voies ferroviaires dans la paralysie de la logistique allemande, et donc l’affaiblissement des forces nazies sur le front français, et les sacrifices consentis par les cheminots français dans l’accomplissement de cette lourde tâche.

jpg - 94.6 ko

 

Entrée dans l’église

 

jpg - 107 ko

 

Les cercueils devant l’église

 

jpg - 92.6 ko

 

Le cortège funéraire

 

jpg - 87.8 ko

 

Le cortège funéraire

 

jpg - 112.5 ko

 

Les cheminots d’Amagne-Lucquy

 

Lire leurs dernières pensés avant leurs exécutions :

 

Dernières pensées
(format pdf - 61.8 ko - 06/01/2013)

 

Cheminots résistants de la gare d’Amagne-Lucquy

 

jpg - 37.8 ko

 

cheminots_JEADroits_reserves

 

Cheminots résistants de la gare d’Amagne-Lucquy (Ardennes de France). L’un d’entre eux permit l’évasion de dix juifs du Judenlager des Mazures transportés par wagons à bestiaux de Charleville vers Drancy, le 5 janvier 1944.
Debouts, de g. à dr. : Gaston VENET, FFI, employé de chemin de fer du dépôt, maire après guerre,
Yves CHAUDRON, moniteur d’éducation physique au centre SNCF,
Emile LEDUC, employé de chemin de fer au dépôt d’Amagne-Lucquy,
Robert AUBRY, gendarme,
A l’avant plan : Charles Imard, réfractaire au STO, futur engagé dans l’armée de l’Air,
Jean GUILLON, gendarme à Lucquy.
Cette photo fut prise à la libération. Auparavant, soit le 24 juin 1944, quatre résistants de ce groupe avaient été fusillés : René Arnould, Georges Boillot, Lucien Maisonneuve et Robert Stadler.

©Jean-Emile Andreux, Mémorial des déportés du Judenlager des Mazures, TSAFON n°3 hors-série, 2007, 155 p. http://motsaiques2.blogspot.fr/2013...

Calvaire

EN 1866
ETIENNE BEURY D’AMAGNE
A L’AGE DE 71 ANS
A FAIT DON DE CETTE CROIX

Etienne BEURY est né à Amagne le Quatre Complémentaire de l’An III du calendrier Républicain.
Ce qui correspond au 20 septembre 1795 du calendrier grégorien.
Son père a été maire d’Amagne.
Le père comme le fils étaient bouchers à Amagne.
Etienne BEURY est décédé à Amagne le 30 décembre 1870.